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Zombie autopilot
"When there's no more room in Hell, the Dead will walk the Earth"
Created on 2005-01-02 18:52:55 (#5627113), last updated 2007-07-04
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| Name: | Leon S. Kennedy |
|---|---|
| Location: | Raccoon City |
Dieu a fait des hommes forts et des hommes faibles, Samuel Colt les a rendus égaux.
"I just want to take you where our time won't waste anymore.
If we can make it through the landslide standing we'll lift each other up to see the bliss on the horizon.
And when I can wake up to see the sunrise in your eyes,
then we'll finally be free and I'll know I've made it home."

Je voudrais m'allonger sur mon lit. Laisser mon regard s'imprégner de cette lumière rouge qui teinte le plafond de la chambre encore embrumée des humeurs de cette journèe affreuse.
Je voudrais perdre mon être dans ces petites lueurs mauves qui ornent l'écran de toute la futilité humaine.
Je veux m'abîmer dans cette réalité connue de moi seul. Jusqu'au dégoût.
Et je vois.
Je vois ces plaines verdoyantes. Interminables. Entourées de montagnes façonnées et verdies par la nature. Ponctuées de grands lacs paisibles nappés d'un beau vert bleui par tant de beauté. Les cascades laissent généreusement couler une eau pleine de pureté et de rayons de lune.
Et par dessus tout, au creux de ma béatitude, je vois ces ruines. Fantomatiques.
Les immeubles évantrés figurent de grands élephants qu'on a vidé de ce qui pouvait rapporter le plus d'argent. Certaines carcasses de voitures sont encore visibles, ettoufées par ce vert qui prend une bonne fois pour toute sa revanche.
Les petits singes sont là. Ils grimpent au feux de signalisation depuis longtemps éteints et aux reverbères pliés par le souffle nucléaire d'une autre époque. Parfois, un primate se poste au sommet d'une de ces reliques mortes, et contemple les restes d'une humanité grotesque. Il pousse alors un grand cri tout en tapant dans ses mains, suivi par ses compagnons. Comme pour narguer les derniers souvenirs d'une race vouée à la destruction par sa propre bêtise latente. A jamais.
Mais je ne suis pas là-bas, je suis là. Couché sur ce lit. Enchaîné à cette matrice écoeurante d'hypocrisie et de réalité mêlées.
Imposée à tous. Ou par tous.
Oui, par tous.
Mes yeux se mouillent de la tristesse d'une mélancolie qui n'a pas lieu d'être. La mélancolie d'un passé inéxistant.
Et je pense, qu'un jour, j'arriverai à faire tout ce qui est nécessaire pour me perdre jusqu'à l'infini dans cette autre réalité qui vit tout au long de mes jours et de ma misère. Enfouie au plus profond de mes veines, tapie jusque dans les moindres recoins de mes molécules.
Mais pour le moment, je dois subir l'affront constant de la masquarade du vertêbré civilisé, qui ne cesse d'excéler toujours plus dans une invariable connerie planétaire.
Dans le métro, mes yeux sont presque constemment révulsés par une haine impuissante.
Cette consternation maladive qui vrille mes entrailles et enserre mes poings.
Et les rames; ces boudins blanc sale, boursoufflés de chaire humaine.
Je préfère rester debout. Je n'ai même pas besoin de me retenir; la simple inertie des corps suffit à me maintenir droit.
Une sorte de compression charnelle dans la grisaille la plus totalle. Aucun sourire. Plutôt la déliquécence d'une mort silencieuse et ordonnée, rehaussée par les visages ternis de tous ces gens que je ne connais pas. Et qui ne me connaissent pas davantage.
Et ces interminables serpents malheureux de métal ne font que vomir cette souillure d'humanité desabusée sur fond de publicité omniprésente et omnipotente.
Ainsi va la grande pantalonnade de l'être humain. Civilisé jusqu'à la moelle.
Parfois, au hasard d'une rue, une brise vient s'emmêler dans mes cheveux. Elle les caresse, les flatte de toutes ses particules douces et silencieuses. Elle glisse, puis effleure ma nuque pour se perdre de nouveau dans le vide infini de l'atmosphère terrestre.
A ce moment, je sais que personne ne survivra et que tout se terminera un jour. Un sourire imperceptible vient alors prendre la place de ma bouche. Pour quelques instants seulement. Car tout prend fin un jour ou l'autre, c'est inéluctable. Et c'est bien mieux ainsi.
Personne ne survivra et j'en suis heureux. Jusqu'à la nausée.
"I just want to take you where our time won't waste anymore.
If we can make it through the landslide standing we'll lift each other up to see the bliss on the horizon.
And when I can wake up to see the sunrise in your eyes,
then we'll finally be free and I'll know I've made it home."

Je voudrais m'allonger sur mon lit. Laisser mon regard s'imprégner de cette lumière rouge qui teinte le plafond de la chambre encore embrumée des humeurs de cette journèe affreuse.
Je voudrais perdre mon être dans ces petites lueurs mauves qui ornent l'écran de toute la futilité humaine.
Je veux m'abîmer dans cette réalité connue de moi seul. Jusqu'au dégoût.
Et je vois.
Je vois ces plaines verdoyantes. Interminables. Entourées de montagnes façonnées et verdies par la nature. Ponctuées de grands lacs paisibles nappés d'un beau vert bleui par tant de beauté. Les cascades laissent généreusement couler une eau pleine de pureté et de rayons de lune.
Et par dessus tout, au creux de ma béatitude, je vois ces ruines. Fantomatiques.
Les immeubles évantrés figurent de grands élephants qu'on a vidé de ce qui pouvait rapporter le plus d'argent. Certaines carcasses de voitures sont encore visibles, ettoufées par ce vert qui prend une bonne fois pour toute sa revanche.
Les petits singes sont là. Ils grimpent au feux de signalisation depuis longtemps éteints et aux reverbères pliés par le souffle nucléaire d'une autre époque. Parfois, un primate se poste au sommet d'une de ces reliques mortes, et contemple les restes d'une humanité grotesque. Il pousse alors un grand cri tout en tapant dans ses mains, suivi par ses compagnons. Comme pour narguer les derniers souvenirs d'une race vouée à la destruction par sa propre bêtise latente. A jamais.
Mais je ne suis pas là-bas, je suis là. Couché sur ce lit. Enchaîné à cette matrice écoeurante d'hypocrisie et de réalité mêlées.
Imposée à tous. Ou par tous.
Oui, par tous.
Mes yeux se mouillent de la tristesse d'une mélancolie qui n'a pas lieu d'être. La mélancolie d'un passé inéxistant.
Et je pense, qu'un jour, j'arriverai à faire tout ce qui est nécessaire pour me perdre jusqu'à l'infini dans cette autre réalité qui vit tout au long de mes jours et de ma misère. Enfouie au plus profond de mes veines, tapie jusque dans les moindres recoins de mes molécules.
Mais pour le moment, je dois subir l'affront constant de la masquarade du vertêbré civilisé, qui ne cesse d'excéler toujours plus dans une invariable connerie planétaire.
Dans le métro, mes yeux sont presque constemment révulsés par une haine impuissante.
Cette consternation maladive qui vrille mes entrailles et enserre mes poings.
Et les rames; ces boudins blanc sale, boursoufflés de chaire humaine.
Je préfère rester debout. Je n'ai même pas besoin de me retenir; la simple inertie des corps suffit à me maintenir droit.
Une sorte de compression charnelle dans la grisaille la plus totalle. Aucun sourire. Plutôt la déliquécence d'une mort silencieuse et ordonnée, rehaussée par les visages ternis de tous ces gens que je ne connais pas. Et qui ne me connaissent pas davantage.
Et ces interminables serpents malheureux de métal ne font que vomir cette souillure d'humanité desabusée sur fond de publicité omniprésente et omnipotente.
Ainsi va la grande pantalonnade de l'être humain. Civilisé jusqu'à la moelle.
Parfois, au hasard d'une rue, une brise vient s'emmêler dans mes cheveux. Elle les caresse, les flatte de toutes ses particules douces et silencieuses. Elle glisse, puis effleure ma nuque pour se perdre de nouveau dans le vide infini de l'atmosphère terrestre.
A ce moment, je sais que personne ne survivra et que tout se terminera un jour. Un sourire imperceptible vient alors prendre la place de ma bouche. Pour quelques instants seulement. Car tout prend fin un jour ou l'autre, c'est inéluctable. Et c'est bien mieux ainsi.
Personne ne survivra et j'en suis heureux. Jusqu'à la nausée.
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